Cendrillon et ses interprétations
publiée dans romans / la littérature de science-fiction
Tout le monde connaît le conte populaire Cendrillon, du moins dans sa version de Charles Perrault ou des frères Grimm. Mais cette histoire est omniprésente, depuis l'Antiquité, et sur plusieurs continents. Les invariants sont une femme qui perd une chaussure et un prince qui trouve cette chaussure et qui est tellement touché par la taille et la finesse du pied qui peut rentrer dedans, qu'il promet d'épouser la femme a qui il appartient.
Le conte de Cendrillon est un conte moralisateur. On peut donc en faire plusieurs interprétations psychologiques. Ce conte représente l'ascension sociale d'une fille qui est rejetée par ses parents, contrairement aux à ses sœurs. Ainsi, il évoque le problème des enfants qui se disputent pour la préférence parentale. On peut aussi interpréter ce conte comme évoquant la difficulté qu'éprouve la femme (représentée par Cendrillon) de concilier l'idéal féminin, qui attire tous les regards pendant le bal, et qui porte une magnifique robe et la femme simple, que redevient Cendrillon après minuit.
Une théorie du psychanalyste Bruno Bettelheim qui répondrait au problème de la pantoufle de verre ou de vair (petit mammifère) est que la pantoufle doit forcément être en verre, car sinon, les autres prétendantes arriveraient toujours à l'étirer. Et ainsi, le pied de Cendrillon épouserait parfaitement la forme de la chaussure de verre. Il va même jusqu'à comparer la chaussure comme un vagin, «Un petit réceptacle où une partie du corps peut se glisser et être tenue serrée». Le verre représenterais donc l'hymen, «une matière fragile qui peut se briser si on la force». Et «un objet qui se perd facilement à la sortie d'un bal» serait pour la virginité.
Voici donc plusieurs interprétations d'un des contes les plus connus et répandu dans le monde : Cendrillon.



